Et si La Réunion intégrait le COMESA

Le COMESA signifie le marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe. Fondé en 1994, il comprend 21 États membres africains qui se sont réunis dans le but de promouvoir l’intégration régionale par le commerce et la mise en valeur des ressources naturelles et humaines dans l’intérêt mutuel de tous les peuples de la région.
De plus, le marché représente plus de 640 millions d’habitants avec un produit intérieur brut de 1 000 milliards de dollars, un commerce global d’importation/exportation de marchandises d’une valeur de 383 milliards de dollars. Cette organisation régionale dispose d’un important marché pour le commerce intérieur et extérieur. Géographiquement, il couvre presque les deux tiers du continent africain avec une superficie de 12 millions de km².
Pour terminer, son secrétariat est basé à Lusaka, en Zambie. Les États membres sont : Burundi, Comores, Congo (République Démocratique), Djibouti, Égypte, Érythrée, Eswatini, Éthiopie, Kenya, Libye, Madagascar, Malawi, Maurice, Rwanda, Seychelles, Somalie, Soudan, Tunisie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe (https://www.comesa.int/).

Dans un avenir proche, ne serait-il pas envisageable que la Réunion intègre le COMESA dans le cadre d’un projet souverainiste ? Car cette idée pourrait avoir plusieurs implications sur le plan politique, économique et social pour notre pays.

Voici 5 pistes de réflexion qui permettrait d’ouvrir le débat :
1. Les avantages économiques : si La Réunion intégrait le COMESA, notre île pourrait bénéficier d’un accès élargi aux marchés africains, ce qui pourrait stimuler les exportations de ses produits, notamment ceux du secteur agricole et consorts.

2. Le développement des infrastructures : notre participation au COMESA pourrait inciter à des investissements dans les infrastructures portuaires et routières pour faciliter les échanges et améliorer la connectivité avec le continent africain. Pour cela, tout dépendra de notre volonté politique, car notre pays aura un rôle à jouer au sein de cette organisation régionale.

3. La diversification économique : notre intégration au sein du COMESA pourrait encourager la diversification de l’économie réunionnaise, en ouvrant la voie à de nouvelles industries et en renforçant les secteurs existants comme l’agriculture, le tourisme et consorts. N’oublions pas que notre pays dispose d’un savoir-faire en lien avec notre patrimoine culturel.

4. La coopération régionale : être membre du COMESA pourrait favoriser des initiatives de coopération dans des domaines tels que l’agriculture, la culture, l’éducation, la santé et la recherche, permettant à la Réunion de bénéficier de l’expertise et des ressources des autres pays membres. Donc, privilégions les relations gagnant-gagnant ainsi que les relations sud-sud pour contribuer à l’avancement et au développement de notre pays ainsi que de notre espace régional sur le continent africain.

5. Les enjeux d’avenir : toutefois, il y aurait aussi des défis à relever, comme la concurrence accrue pour certains secteurs, ainsi que la nécessité d’adapter les réglementations et les standards aux exigences du COMESA. Des problématiques à prendre en compte et à ne pas négliger si nous voulons défendre nos intérêts au sein de cette organisation régionale. C’est pourquoi, il sera aussi important de s’entourer d’experts pour avoir leurs avis sur les tenants et les aboutissants de notre intégration au sein du COMESA.

Pour conclure, l’intégration de la Réunion dans le COMESA pourrait apporter des opportunités significatives à notre pays, mais nécessiterait également des efforts pour s’adapter et répondre aux nouvelles réalités du marché régional.

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